J

UAN CARRILLO se situe dans la tradition du réalisme espagnol. Le terme de réalisme est un des plus ambigus et indéterminés du vocabulaire esthétique.   

Il y a mille façons pour un peintre d’être réaliste. Mais si je parle de réalisme espagnol, je définis une certaine façon pour un peintre de se conformer à une certaine réalité. 

  

Et Carrillo m’apporte un parfait exemple de ce que sont ce réalisme-là et cette réalité-là !                 

 

On retrouve en lui les tendances propres à ce réalisme espagnol, le goût délibéré et  franc, et comme populaire et rustique, des choses familières, des objets simples et affirmant leur simplicité, l’amitié cordiale des êtres de rencontre quotidienne, de la figure humaine telle qu’elle se présente dans sa circonstance et sa condition.              

 

Et l’art qui exprime cette vérité a lui-même ce caractère direct, dénué d’apprêt et d’artifice.  Où mieux qu’en notre pays Méditerranéen saurait-on apprécier dans toute leur exacte et naturelle vigueur les vertus d’un tel art.

 

 

                                                                                                                                            JEAN CASSOU,

                                                                                                             Créateur et Ancien Directeur du Musée National d’Art Moderne de Paris.

                                                                                                                                           Conservateur en chef des Musées nationaux de France.

 

Retour à CRITIQUES